Avec le passage du temps le sourcil chute progressivement (en particulier sa face externe appelée queue du sourcil ). Cette ptôse est liée à une perte d’élasticité de la peau frontale et à un déséquilibre musculaire, et est responsable d’un « regard fatigué ».

Le but du lifting du sourcil est de replacer ce dernier dans la position qui était la sienne auparavant et ainsi d’ouvrir le regard.

Lorsque le lifting du sourcil est associé à une blépharoplastie supérieure il permet de diminuer la quantité de peau à retirer au niveau de la paupière supérieure.

D’autres techniques telles que l’injection de toxine botulique, l’injection d’acide hyaluronique ou encore le lipofilling permettent d’ascensionner le sourcil.

Le choix du traitement le plus adapté à votre souhait fera suite à un examen clinique minutieux effectué par votre chirurgien plasticien.

Dans quels cas l’intervention peut-elle être indiquée ?

Le lifting du sourcil peut être indiqué chez les personnes présentant une ptôse sourcilière.

En fonction de la position et du relief des structures anatomiques qui composent la région périorbitaire, l’intervention pourra être associée à une blépharoplastie supérieure, un lipofilling et/ou à des injections de toxine botulique ou d’acide hyaluronique.

Comment se déroule l’intervention ?

L’intervention se déroule en ambulatoire (entrée quelques heures avant et sortie quelques heures après la chirurgie).

L’anesthésie peut être soit locale pure soit locale potentialisée (les anesthésistes administrent alors des médicaments relaxants afin d’améliorer le confort du patient).

La cicatrice est discrète car située à la jonction zone pileuse-zone non pileuse juste au dessus du sourcil.

A la fin de l’intervention aucun pansement n’est nécessaire et de la pommade est appliquée sur la cicatrice.

Quelles sont les suites opératoires ?

Les suites opératoires sont simples, non douloureuses mais marquées par une sensation de tension cutanée.

Il peut exister des ecchymoses les premiers jours et un oedème lors du premier mois (il est conseillé de garder la tête légèrement surélevée pendant cette période).

Les soins de cicatrice sont à réaliser par le patient (lavage biquotidien de la cicatrice au savon doux, pommade sur la cicatrice jusqu’au retrait des points vers le 10eme jour post-opératoire).

Il est conseillé de masser les cicatrices à partir du 1er mois post opératoire afin de les assouplir et de les rendre le moins visibles possible.

La cicatrice devra impérativement être protégée du soleil (écran total) pendant 1 an.

Quelles sont les principales complications possibles ?

Les complications du lifting du sourcil sont rares mais il faut citer :

  • les aléas cicatriciels : liés à la manière propre à chaque patient de cicatriser (cicatrice hypertrophique, cicatrice pigmentée parfois liée à une exposition trop précoce au soleil).
  • les troubles de la sensibilité supra-sourcilière : liée à la section inévitable de petites ramifications nerveuses terminales lors de l’intervention. Elle est, dans la très grande majorité des cas, réversible en moins de 1an.
  • les alopécies cicatricielles : la position très basse de la cicatrice peut endommager certains bulbes pileux et être responsable d’une alopécie.

A partir de quand est-il possible d’apprécier le résultat esthétique de l’intervention ?

Le résultat commence à se dessiner à partir du 1er mois post-opératoire (durée prévisible de l’œdème) mais va prendre 1an avant de se stabiliser (durée de la cicatrisation superficielle et profonde).

Les cicatrices sont inflammatoires (roses et chaudes) les 3 premiers mois puis vont progressivement s’atténuer jusqu’à la date anniversaire de l’intervention pour devenir quasi inivisibles.


Pour avoir des informations complémentaires vous pouvez lire la fiche «  lifting du sourcil » rédigée par la Société Française de Chirurgie Plastique, Reconstructrice et Esthétique.