Après une perte de poids ou simplement avec le passage du temps il arrive que la peau et le tissu graisseux sous cutané de la partie supérieure du dos s’affaissent et forment 2 bourrelets disgracieux (situés pour la femme juste sous le niveau du soutien gorge).

Parfois cet excédent se poursuit en avant au niveau de la partie haute de l’abdomen et forme à nouveau 2 bourrelets abdominaux haut situés. Ces bourrelets ne sont pas accessibles par une plastie abdominale.

Nombreux sont les patients qui pensent qu’une lipoaspiration des surcharges graisseuses suffira pour restaurer la silhouette désirée mais la peau a ici beaucoup de mal à se retendre. Ainsi, lorsque l’excèdent est important et que la peau a perdu ses capacités élastiques la lipoaspiration seule ne peut pas donner des résultats optimaux.

Le bodylifting supérieur (ou dermolipectomie totale circulaire supérieure) permet de supprimer de manière définitive le surplus de peau et de graisse sous cutanée de la partie haute du tronc. Il peut être uniquement postérieur (dos) ou circulaire.

Dans quels cas l’intervention peut-elle être indiquée ?

Le bodylifting supérieur peut être indiqué chez les patients qui présentent un excédent de peau (associé ou non à un excédent graisseux) de la partie supérieure du dos et/ou de l’abdomen.

La dermolipectomie supérieure n’est pas une chirurgie à visée amincissante, son but est de retendre les tissus et de supprimer les surcharges graisseuses sous jacentes afin de restaurer la silhouette du patient.

Comment se déroule l’intervention ?

Le bodylifting supérieur circulaire se déroule sous anesthésie générale lors d’une hospitalisation de courte durée (2 à 3 nuits). Lorsque seule la partie dorsale ou ventrale est traitée l’intervention peut se dérouler en ambulatoire (entrée le matin et sortie le soir).

L’intervention consiste d’abord à supprimer les surcharges graisseuses par lipoaspiration puis à retirer l’excédent cutané. La cicatrice est horizontale (postérieure, antérieure ou circulaire), à la hauteur du sillon sous mammaire (et donc caché par le soutien gorge chez la femme).

A la fin de l’intervention un pansement compressif est confectionné par le chirurgien.

Quelles sont les suites opératoires ?

Les suites opératoires ne sont pas douloureuses mais il existe un sensation de tension cutanée (liée au geste chirurgical liftant) lors de la 1ere semaine post-opératoire. Le pansement compressif est défait le lendemain ou le surlendemain de l’intervention et relayé par une gaine de contention à porter 6 semaines nuit et jour.
Les bas de contention sont à porter pendant 1 semaine (réduction du risque thromboembolique).
Des soins de cicatrice simples (lavage à l’eau et au savon, désinfectant, pansement) sont à réaliser jusqu’à cicatrisation complète (environ 2 semaines).
Les baignades prolongées sont proscrites pendant 1 mois (macération de cicatrice avec risque de trouble de la cicatrisation et de désunion cicatricielle).
Vous pouvez reprendre votre activité quotidienne 2 semaines après l’intervention mais il ne faudra pas porter des charges lourdes ou mettre en tension les cicatrices pendant 2 mois.
Dès le 1er moisil est conseillé de masser vos cicatrices afin de les assouplir et de les rendre moins visibles.
Les cicatrices devront être protégée du soleil (écran total ou vêtement) pendant 1 an.

Quelles sont les principales complications possibles ?

Les principales complications post-opératoires du bodylifting supérieur sont :

  • les désunions cicatricielles : lors de l’intervention il est important de lifter au maximum la peau car nous savons que, du fait de la diminution de son élasticité, elle risque de se détendre rapidement. Parfois la peau ne supporte pas la tension exercée et la cicatrice « lâche » sur de petites zones. Dans tous les cas il est préférable de constater une petite désunion que de ne pas avoir assez lifté la peau, surtout que le traitement des désunions est simple (cicatrisation spontanée par pansement ou mise en place de points de suture en consultation) et ne laisse pas de séquelle esthétique sur la cicatrice finale.
  • l’hématome : lié à un saignement en post-opératoire, une fois l’intervention terminée. Il se manifeste par un gonflement localisé et douloureux à la palpation. Le traitement consiste (en fonction de l’importance de l’hématome) : à attendre que le corps le résorbe seul, à ouvrir la cicatrice sur 1cm afin de lui permettre de se drainer, parfois à ré intervenir au bloc opératoire pour l’évacuer.
  • les troubles de la sensibilité cutanée : liés à la section inévitables de petites ramifications nerveuses terminales lors de l’intervention. Ils sont totalement régressifs (repousse nerveuse) en 3 mois à 1 an.

A partir de quand est-il possible d’apprécier le résultat esthétique de l’intervention ?

Il existe un œdème lors des 3 premiers mois post-opératoire (plus accentué lors du 1er mois).

Les cicatrices sont inflammatoires (rosées, chaudes, un peu en volume) les 3 premiers mois puis vont évoluer jusqu’à la date anniversaire de l’intervention pour devenir fines et souples.

Le résultat esthétique final s’apprécie à 1 an (durée de la cicatrisation profonde et superficielle) mais un aperçu se dessine déjà au 3eme mois post-opératoire.



Des informations complémentaires concernant cette intervention pourront vous être délivrées lors d’une consultation personnalisée.