Bodylifting latéral inférieur

Après une importante perte de poids il existe de nombreuses zones corporelles présentant un excès de peau qui n’arrive pas à se retendre et un excès graisseux modéré que le corps n’arrive pas à éliminer.

La face externe des cuisses est souvent concernée par cet excédent cutanéo-graisseux et peu de chirurgiens plasticiens pratiquent le bodylifting latéral inférieur (aussi appelé dermolipectomie de la face externe des cuisses) qui est pourtant la technique chirurgicale la plus efficace pour se débarrasser de cette gêne.

Dans quels cas l’intervention peut-elle être indiquée ?

Le bodylifting latéral inférieur peut être indiqué chez les patients qui présentent un excédent cutanéo-graisseux de la face externe des cuisses.
La dermolipectomie de la face externe des cuisses n’est pas une chirurgie à visée amincissante, son but est de retendre les tissus et de supprimer les surcharges graisseuses sous jacentes afin de restaurer la silhouette de la cuisse.

Comment se déroule l’intervention ?

L’intervention se déroule sous anesthésie générale lors d’une hospitalisation de courte durée (1 à 2 nuits).
L’intervention consiste en un 1er temps de lipoaspiration drastique de la face externe de cuisse (afin de la vider des surcharges graisseuses) puis en un 2eme temps de lifting cutané possible uniquement au prix d’une cicatrice verticale allant de la face externe de la mi-cuisse à la limite inférieure externe du sous-vêtement. La longueur et l’emplacement des cicatrices sont des éléments à prendre en considération, elles pourront être cachées par un short long mais ne seront pas dissimulables en sous vêtements.
A la fin de l’intervention un pansement compressif est confectionné par le chirurgien.

Quelles sont les suites opératoires ?

Les suites opératoires ne sont pas douloureuses mais il existe une sensation de tension (qui s’explique aisément par la compréhension de l’acte chirurgical liftant) qui s'atténue lors de la 1ere semaine post-opératoire.
Le pansement compressif est retiré le lendemain ou le surlendemain de l’intervention et relayé par un panty de contention qui sera ensuite à porter 6 semaines nuit et jour.
Les bas de contention sont à porter pendant 1 semaine (réduction du risque de phlébite).
Des soins de cicatrice simples (lavage à l’eau et au savon, désinfectant, pansement) sont à réaliser jusqu’à cicatrisation complète (environ 2 semaines) et des piqûres d’anticoagulant sont à réaliser pendant 2 semaines (réduction du risque thromboembolique).
Les baignades prolongées sont proscrites pendant 1 mois (macération de cicatrice avec risque de trouble de la cicatrisation et de désunion cicatricielle).
Vous pouvez reprendre votre activité quotidienne environ 2 semaines après l’intervention.
Dès le 1er mois il est conseillé de masser vos cicatrices afin de les assouplir et de les rendre moins visibles.
Les cicatrices devront être protégées du soleil (écran total ou vêtement) pendant 1 an.

Quelles sont les principales complications possibles ?

Les principales complications du bodylifting latéral inférieur sont :

  • l’hématome : lié à un saignement en post-opératoire, une fois l’intervention terminée. Le signe d’appel est un gonflement localisé et douloureux à la palpation. Le traitement consiste (en fonction de l’importance de l’hématome) : à attendre que le corps le résorbe seul, à ouvrir la cicatrice sur 1cm afin de lui permettre de se drainer, parfois à ré intervenir au bloc opératoire pour l’évacuer.
  • les désunions cicatricielles : les peaux qui ont subit des variations pondérales ont perdu leur capacité élastique et sont très fines. Lors de l’intervention il est important de lifter au maximum la peau car nous savons que, du fait de cette perte d’élasticité, la peau risque de se détendre rapidement. Parfois la peau ne supporte pas la tension exercée et la cicatrice « lâche » sur de petites zones. Dans tous les cas il est préférable de constater une petite désunion que de ne pas avoir assez lifté la peau, surtout que le traitement des désunions est simple (cicatrisation spontanée par pansement ou mise en place de points de suture en consultation) et n’a aucun impact sur l’esthétique finale de la cicatrice.
  • les complications thromboemboliques (phlébite surtout) : l’oedème post-opératoire au niveau de la cuisse constitue un obstacle au retour veineux et favorise la survenue de phlébite. La prévention de ce risque repose sur les bas de contention et les anticoagulants.
  • les troubles de la sensibilité cutanée en face externe de cuisses : liés à la section inévitable de petites ramifications nerveuses terminales lors de l’intervention. Ils sont totalement régressifs (repousse nerveuse) en 3 mois à 1 an.

A partir de quand est-il possible d’apprécier le résultat esthétique de l’intervention ?

Il existe des ecchymoses (faisant suite à la lipoaspiration) au cours des 15 premiers jours et un œdème lors des 3 premiers mois (plus important lors du 1er mois). Les cicatrices sont inflammatoires (rosées, chaudes, un peu en volume) les 3 premiers mois post opératoires puis vont évoluer jusqu’à la date anniversaire de l’intervention pour devenir fines et souples.
Le résultat esthétique final s’apprécie à 1 an (durée de la cicatrisation profonde et superficielle) mais un aperçu se dessine déjà au 3eme mois.


Des informations complémentaires concernant cette intervention pourront vous être délivrées au cours d’une consultation personnalisée.