Le volume des fesses peut être jugé comme insuffisant soit de manière constitutionnelle (dès la fin de la puberté), soit après une perte de poids (il existe alors parfois une ptose des fesses associée), soit simplement avec le passage du temps.

La pose de prothèse de fesse permet non seulement d’augmenter le volume des fesses mais aussi de les remonter afin de leur donner ou redonner un galbe satisfaisant.

En fonction de votre souhait personnel, l’intervention pourra être associée à un lipofilling des fesses (réalisé à la manière d’un nappage il permet d’accroitre le volume fessier de manière homogène) et/ou à une lipoaspiration des zones de surcharge graisseuse alentours (bas du dos et culotte de cheval en particulier) permettant de mieux définir le galbe fessier.

Dans quels cas l’intervention peut-elle être indiquée ?

La pose de prothèses de fesse peut être indiquée chez tout patient présentant une insuffisance de volume fessier associée ou non à une ptose des fesses.

Comment se déroule l’intervention ?

L’intervention se déroule en chirurgie ambulatoire (entrée le matin et sortie le soir), sous anesthésie générale.
2 cicatrices sont nécessaires à la pose d’implants fessiers (une de chaque coté), verticales, au niveau du sillon interfessier, elles sont donc non visibles.
Le plus souvent les prothèses sont placées dans le muscle grand fessier.
A la fin de l’intervention un pansement compressif est réalisé par le chirurgien, afin de diminuer le risque d’hématome post-opératoire et d’assurer un soutien parfait aux implants.

Quelles sont les suites opératoires ?

Les suites opératoires sont peu douloureuses.
Le pansement compressif est retiré soit le lendemain soit le surlendemain de l'intervention et relayé par un panty de contention à porter 6 semaines nuit et jour.
Des bas de contention sont à porter pendant 1 semaine (réduction du risque thromboembolique).
Une antibioprophylaxie vous sera prescrite pour une durée de 5 jours.
Des soins de cicatrice simples (lavage à l’eau et au savon, désinfectant, pansement) sont à réaliser après chaque selle et jusqu’à cicatrisation complète (pendant environ 15 jours).
Vous pouvez reprendre votre activité quotidienne quelques jours après l’intervention.
Les baignades prolongées sont proscrites pendant 1 mois (macération de cicatrice avec risque de désunion cicatricielle et d’infection de prothèses).

Quelles sont les principales complications possibles ?

Les principales complications pouvant faire suite à la pose de prothèses de fesse sont :

  • l’hématome : lié à un saignement en post-opératoire, une fois l’intervention terminée.Il se traduit par un gonflement localisé et douloureux. Son traitement repose, en fonction de son importance, sur l’ouverture de la cicatrice sur 1cm pour lui permettre de se drainer, parfois sur une reprise chirurgicale pour l’évacuer.
  • l’infection de site opératoire : malgré le respect des règles d’aseptie strictes au bloc opératoire, l’antibioprophylaxie et les soins de cicatrices il arrive que certains germes de la flore anale colonisent les implants. L’infection d’implant se traduit par une rougeur douloureuse associée à de la fièvre. En fonction de sa gravité le traitement repose soit sur une antibiothérapie soit sur une reprise chirurgicale (avec ou sans changement d’implant).
  • les troubles de la sensibilité cutanée fessière : liés à l’étirement des ramifications nerveuses terminales lors de l’intervention. Ils sont totalement régressifs en 3 mois à 1 an.
  • la chute de l’implant : lors de la chirurgie l’implant est placé dans la loge musculaire du grand fessier afin d’éviter qu’il ne glisse vers le bas avec le temps. Le port du panty de contention va ensuite permettre une cicatrisation profonde permettant un bon maintien de l’implant. Il arrive, chez les personnes ayant un muscle grand fessier très peu tonique, que l’implant distende cette loge et s’affaisse. Le traitement repose alors sur une reprise chirurgicale avec ou sans changement d’implant.

A partir de quand est-il possible d’apprécier le résultat esthétique de l’intervention ?

Il existe un oedème lors des 3 premiers mois post-opératoires (plus accentué lors du 1er mois).
Les cicatrices sont inflammatoires (rosées, chaudes, un peu en volume) les 3 premiers mois puis vont évoluer jusqu’à la date anniversaire de l’intervention pour devenir fines et souples.
Le résultat esthétique final s’apprécie à 1 an (durée de la cicatrisation profonde et superficielle) mais un aperçu se dessine déjà au 3eme mois.

Notion importante : il n’existe pas de durée de vie prévisible de l’implant, les implants de fesse sont soumis aux contraintes mécaniques de notre corps comme tout implant. Ces contraintes peuvent endommager l’implant et imposer son changement mais peuvent aussi être très modérées et n’avoir aucune répercussion sur l’implant (qui pourra alors être gardé à vie). Dans tous les cas, une surveillance médicale est nécessaire à partir de la 10eme année post-opératoire.


Pour avoir des informations complémentaires vous pouvez lire la fiche «  prothèses de fesses » rédigée par la Société Française de Chirurgie Plastique, Reconstructrice et Esthétique.