Plastie mammaire d’augmentation prothétique

Nombreuses sont les femmes qui souhaiteraient avoir une poitrine plus volumineuse, plus galbée, plus charnelle.

Cette demande germe le plus souvent dès la fin de la puberté, l’identité de la personne n’est pas en harmonie avec le corps qu’elle souhaiterait.

Parfois la gêne est ressentie après une grossesse, une perte de poids ou bien simplement avec le passage du temps car ces situations engendrent non seulement un relâchement de la peau mais aussi une diminution du volume des glandes mammaires (dans ces cas la plastie d’augmentation mammaire par prothèses peut être associée à un lifting des seins ou mastopexie).

Avec plus de 50 ans de recul, la plastie mammaire d’augmentation par prothèses est une technique chirurgicale fiable et bien maîtrisée.

Dans quels cas l’intervention peut-elle être indiquée ?

L’intervention peut être indiquée chez les femmes qui souhaitent augmenter le volume de leurs seins.

Lorsqu’il existe une ptôse mammaire, la mise en place d’implants peut être associée à un lifting des seins (appelé mastopexie).

Comment se déroule l’intervention ?

L’intervention se déroule sous anesthésie générale soit en ambulatoire (entrée le matin et sortie le soir) soit lors d'une hospitalisation de trés courte durée (1 nuit) en fonction du geste chirurgical à réaliser.
La prothèse pourra être positionnée soit devant soit derrière le muscle grand pectoral (décision qui sera prise en consultation préopératoire, en fonction de votre morphologie et du résultat que vous attendez).
En cas d’augmentation mammaire prothétique simple la cicatrice pourra être : trans-aréolaire (dans l’aréole), péri-aréolaire (autour de l’aréole) ou sous-mammaire (5cm, placée dans le sillon sous mammaire).
En cas de mastopexie + prothèses, 2 ou 3 cicatrices seront nécessaires (péri-aréolaire et verticale +/- horizontale).
En fin d’intervention un pansement compressif est confectionné par le chirurgien.

Quelles sont les suites opératoires ?

Les suites opératoires sont simples et les douleurs des premiers jours sont bien soulagées par des antalgiques.
Le pansement compressif est retiré le lendemain ou le surlendemain et est remplacé par un soutien gorge de contention qu'il faudra ensuite porter 6 semaines nuit et jour.
Les bas de contention sont à porter pendant 1 semaine après l’intervention (réduction du risque de phlébite).
Lors de votre sortie votre carte personnelle de porteuse de prothèses mammaires vous sera délivrée et il faudra soigneusement la conserver.
Des soins de cicatrice (lavage à l’eau et au savon, désinfectant, pansement) sont à réaliser jusqu’à cicatrisation complète (environ 1 semaine).
Les baignades prolongées sont proscrites pendant 2 mois (macération de cicatrice avec risque de désunion et d’infection d’implant).
Vous pouvez reprendre votre activité quotidienne normale quelques jours après l’intervention mais il ne faudra pas porter de charge lourde pendant 2 mois.
Dès le 1er mois il est conseillé de masser vos cicatrices afin de les assouplir et de les rendre moins visibles.
Les cicatrices devront être protégée du soleil (écran total ou soutien gorge) pendant 1 an.
Des échographies mammaires de contrôle seront à réaliser tous les 2 ans les 5 premières années puis tous les ans ensuite afin de vérifier l’intégrité des prothèses.

Quelles sont les complications possibles ?

Les principales complications post-opératoires immédiates sont :

  • l’hématome : lié à un saignement en post-opératoire, une fois l’intervention terminée. Le signe d’appel est un gonflement mammaire douloureux à la palpation. Le traitement consiste (en fonction de l’importance de l’hématome) : à attendre que le corps le résorbe seul, à ouvrir la cicatrice sur 1cm afin de lui permettre de se drainer, parfois à ré intervenir au bloc opératoire pour l’évacuer.
  • le sérome : il correspond à une poche liquidienne (liquide lymphatique) faisant suite au traumatisme inéluctable des vaisseaux lymphatiques lors de l’intervention. Son traitement repose soit en une ponction à l'aiguille soit en une réouverture de la cicatrice sur quelques millimètres permettant son drainage. A noter que l’ouverture de cicatrice n’impacte en aucun cas l’esthétique finale de la cicatrice.
  • l’infection de prothèses : rapidement diagnostiquée par une fièvre associée à une douleur intense et une inflammation locale. Son traitement repose sur l’antibiothérapie, parfois sur une reprise chirurgicale permettant un lavage abondant de la loge de l'implant (avec ou sans changement de ce dernier).
  • Les troubles de la sensibilité des aréoles : quasi systématiques ( par élongation des ramifications nerveuses terminales lors de l'intervention) et régressifs en 3 mois à 1 an.

Les principales complications post-opératoires tardives sont :

  • les coques péri-prothétiques : le risque global de survenue de coque est de 10%, il s’agit d’une réaction à corps étranger provoquée par votre corps. Le corps refuse le matériel et décide de l’encapsuler, le problème généré par les coques arrive lorsqu’elles sont dures et qu’elles compriment l’implant. Dans ce cas un ou les deux seins peuvent être douloureux et parfois déformés. Le traitement est toujours chirurgical : retrait de la coque, lipofilling +/- derme artificiel autour de l’implant afin d’éviter une récidive.
  • la rupture d’implant : comme tout matériel, les implants sont soumis à une usure mécanique. La rupture peut être intra-capsulaire (c’est à dire contenue dans la capsule de l’implant, visible uniquement par échographie ou IRM) ou extra-capsulaire (rupture de la capsule de l’implant). Il faudra dans ce cas changer d’implants mammaires.

A partir de quand est-il possible d’apprécier le résultat esthétique de l’intervention ?

Il existe un oedème mammaire lors du 1er mois post-opératoire.
Les cicatrices sont inflammatoires (rosées, chaudes, un peu en volume) les 3 premiers mois puis vont évoluer jusqu’à la date anniversaire de l’intervention pour devenir fines et souples.
Le résultat esthétique final s’apprécie à 1 an (durée de la cicatrisation profonde et superficielle) mais un aperçu se dessine déjà au 3eme mois.

NB : il est important de savoir que la durée de vie des implants mammaires est aléatoire, l’idée populaire selon laquelle les implants sont à changer tous les 10 ans est totalement fausse, les implants peuvent être laissés en place tant que leur intégrité est conservée (fourchette allant de 5 ans à 20 ans).

Pour avoir des informations complémentaires vous pouvez lire la fiche «  plastie mammaire d’augmentation par prothèses » rédigée par la Société Française de Chirurgie Plastique, Reconstructrice et Esthétique.