Les mamelons peuvent être attirés vers la glande mammaire par une rétraction des canaux galactophores (canaux dont la fonction est d’acheminer le lait), leur projection est alors enfouie dans l’aréole.

La chirurgie des mamelons invaginés est une solution fiable mais doit être extrêmement rigoureuse et précise car le risque de récidive existe.

Dans quels cas l’intervention peut-elle être indiquée ?

La cure de mamelons invaginés peut être indiquée chez toute patiente gênée par une invagination de ces derniers.

Si des projets d’allaitement sont en attente il est nécessaire qu’ils soient réalisés avant de pratiquer cette chirurgie car l’allaitement peut ensuite ne plus être possible.

Comment se déroule l’intervention ?

La cure de mamelons invaginés se déroule sous anesthésie locale en ambulatoire (entrée quelques heures avant et sortie quelques heures après l'intervention).

Le but de l’intervention est de désinserrer les canaux galactophores des mamelons puis d’interposer des petits lambeaux de derme entre ces derniers afin de prévenir une récidive.

La cicatrice est intra-aréolaire (c’est à dire dans l’aréole, cachée par sa pigmentation) et un simple pansement sera appliqué à la fin de l’intervention.

Quelles sont les suites opératoires ?

Les suites opératoires sont très simples et indolores.
Vous pouvez reprendre vos activités quotidiennes normales dès le lendemain de l’intervention.
Des soins de cicatrice (lavage à l’eau et au savon, désinfectant, pansement) sont à réaliser par la patiente jusqu’à cicatrisation complète (environ 1 semaine).
Les baignades prolongées sont proscrites pendant 2 mois (macération de cicatrice avec risque de trouble de la cicatrisation).
Dès le 1er mois il est conseillé de masser vos cicatrices afin de les assouplir et de les rendre plus rapidement quasi invisibles.
Les cicatrices devront être protégées du soleil (écran total ou soutien gorge) pendant 1 an.

Quelles sont les principales complications possibles ?

Les principales complications de la cure de mamelons invaginés sont :

  • les récidives : rares mais possibles. La nature est bien faite et si le chirurgien interpose une épaisseur de derme entre le mamelon et les canaux pour éviter que ces canaux aillent à nouveau s’aboucher au mamelon …il arrive qu’ils y parviennent tout de même !
  • les troubles de la sensibilité de l’aréole : ils s’expliquent par la section des petites terminaisons nerveuses non visibles à l’œil nu lors de l’intervention. Ces troubles sont entièrement réversibles entre 3 mois et 1 an post opératoire.
  • l’hématome : lié à un saignement post-opératoire, une fois l’intervention terminée. Il se manifeste par un gonflement douloureux et bien localisé. Son traitement repose (en fonction de son volume) sur : l'attente d'une résorption spontanée par le corps, l'ouverture de la cicatrice sur quelques millimètres afin de lui permettre de s’évacuer.

A partir de quand est-il possible d’apprécier le résultat esthétique de l’intervention ?

Les mamelons ne sont plus invaginés dès la fin de l’intervention mais il existe un œdème lors du 1er mois post-opératoire.
Les cicatrices peuvent être inflammatoires (rosées, chaudes, un peu en volume) les 3 premiers mois puis vont évoluer jusqu’à la date anniversaire de l’intervention pour devenir fines, souples et quasi invisibles.


Pour avoir des informations complémentaires vous pouvez lire la fiche «  l’invagination du mamelon » rédigée par la Société Française de Chirurgie Plastique, Reconstructrice et Esthétique.